Dans le post précédent, je vous ai parlé de ce qui m'est arrivé dans un cimetière où on enterrait des cadavres de candidats à l'entrée illégale à Mayotte. Là je réfléchis à la suite, parce que les droits des journalistes ici, on les mets à la poubelle bien volontiers quand ces derniers gênent. Dernièrement, j'ai lu chez mes collègues de Malango que les journalistes ayant véhiculé la nouvelle n'étaient pas fiables et que l'on honorait pas notre profession. De leur côté, ils n'ont pas répondu aux sollicitations des journalistes, bref, cette affaire n'est pas très nette. J'ai même provoqué indirectement une mini-crise diplomatique dans les relations bien mouvementées entre la France et les Comores.
Jour de déluge tropical à Mamoudzou

Heavy rains in Mamoudzou
Sinon, là on n'est en pleine saison des pluies. Et quand je dis pluies, ce n'est pas une petite averse anglaise de rien du tout. Ce sont de véritables trombes d'eau qui font régulièrement déborder les rivières, mais aussi les caniveaux non couverts de l'île. Du coup, les enfants qui adorent prendre leur douche grâce à la pluie (Mimi Cracra serait comblée ici !) plongent dans ces piscines de la mort pour s'y amuser. Le problème c'est que souvent ils sont emportés et cette semaine encore, 3 gamins ont perdu la vie ! Les parents sont pas forcément là, alors les gamins sont imprudents. Les pluies, c'est aussi les glissements de terrain et de notre superbe terre argileuse qui devient une gadoue qui rajoute 1 kilos de plus à vos semelles. La famille David l'a malheureusement appris à ses dépends. Tellement exaspéré d'avoir à prendre la pelle, le râteau et les seaux à chaque grosse pluie et de trouver sa baraque inondée, Olivier le papa s'est couché sur la route pour faire un barrage humain. Méthode radicale puisque la mairie intervient depuis pour déboucher les caniveaux. Finalement, il est devenu mahorais et a compris qu'il n'y a a que quand les routes sont barrées que l'on pense enfin à réfléchir à comment résoudre un programme.
Voilà ce qui arrive quand il pleut l'équivalent d'un mois en une journée et que les gens jettent n'importe quoi n'importe où ! Pas de caniveaux dimensionnés à Kawéni

The day after the heavy rains. No trash, no water evacuation, road destroyed!
Enfin spéciale dédicace à Julie, ma livreuse de sirop d'érable véritable (en provenance directe de Montréal) malheureusement nous quitte pour retourner dans son froid poitevin. Franchement, elle a assuré, bon comme tous les stagiaires, elle n'a pas forcément eu les sujets les plus passionnants, mais elle s'en est bien sortie et a même réussi à se faire payer un petit peu. Franchement la Miss chapeau ! Je ne sais pas si elle repartira au Québec dans les prochaines années, mais avec ou sans sirop, elle sera la bienvenue à Mayotte.
Bon ben voilà, à la prochaine.



